La décroi-quoi ?
La simplicité volontaire
Qui sommes-nous ?

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La décroi-quoi ?

Qu’est-ce que la décroissance ?


    
    En opposition avec le consensus actuel qui affirme que la croissance économique (l'augmentation du produit intérieur brut) est l'objectif de toute société civilisée, la démarche de décroissance est une remise en question de la société de surconsommation, sans hypothéquer les acquis en terme de confort et de productivité.
    C’est aussi l’idée de ne produire que ce qui est vraiment utile et de trouver des modes de production moins polluants et qui nécessitent moins de travail.
    C’est surtout, maintenant que nous approchons sensiblement des limites de notre écosystème, l’idée d’apprendre à le gérer au lieu de le détruire.
    Elle repose sur le constat que notre mode de vie n'est pas généralisable et que si tous les habitants de la planète consommaient comme un Français, il faudrait trois planètes comme la nôtre pour subvenir à leurs besoins. De plus, la société de consommation engendre un pillage : 20 % de la population de la planète, les pays riches, consomment plus de 80 % des ressources planétaires. Notre niveau de consommation a un coût : l’esclavage économique de populations entières.
    La décroissance est avant tout un mouvement, sa définition n'est ni statique ni définitive : elle est sans cesse renouvelée par chacun de ceux qui y participent. Participez à l'atelier de définition de la décroissance et faîtes-nous partager vos pistes de réflexion en cliquant ici : nous contacter.
    

Quelle est la différence entre 'décroissance’ et ’développement durable’ ?


    Ces deux notions peuvent paraître proches mais elles sont radicalement opposées...
    En quelques mots, on peut dire que le ’développement durable’ cherche à concilier croissance économique et respect de l’environnement alors que la ’décroissance’ considère que la croissance économique est un des principaux facteurs de la destruction de notre environnement.
    Si le terme "décroissance soutenable", ou "raisonnée", vient s’opposer à "développement durable", c’est aussi en raison de la récupération simple et sans complexe qui a été faite de ce dernier par les industriels.
    Pour de plus amples informations sur la notion de décroissance, merci de consulter http://www.decroissance.info/et http://www.decroissance.org/d'où sont tirées la plupart de ces définitions.


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La simplicité volontaire

Qu’est ce que la simplicité volontaire?


    C’est le fait d’adopter un mode de vie sans fioriture, où seul l’essentiel est à sa place, en tout cas d’un point de vue purement matériel.
    En pratique, cela va consister à avoir peu de besoins et à utiliser les produits de la manière la plus économique, de manière à aller le moins souvent possible dans les magasins.
    Cela a pour conséquences directes de tranquilliser l’esprit, d’économiser les ressources de la planète, et de faire gagner moins d’argent aux multinationales.
    On peut tenter de résumer la simplicité volontaire en citant Mahatma Ghandi : « Vivre plus simplement pour que d’autres puissent tout simplement vivre ».
    

Est-ce que la simplicité volontaire c’est se priver ?


    Certains reprochent aux objecteurs de croissance de refuser en bloc le confort et la technologie, de prêcher l’ascétisme et la privation lorsqu’ils parlent de simplicité volontaire, bref d’être un peu des personnes crispées. C’est là se méprendre sur un point essentiel, car cela sous-entend qu’une simplicité volontaire ne peut pas être agréable et appétissante, et qu’on ne peut adopter un tel mode de vie qu’en s’y contraignant.
    Une simplicité volontaire est un mode de vie qui pollue moins, produit moins de déchets, et qui consomme moins de ressources non renouvelables. Mais vivre dans une simplicité volontaire ne consiste aucunement à se priver ni à s’auto-réprimer, ce n’est pas vivre dans la frustration. Il ne s’agit pas par exemple de prendre les transports en commun ou son vélo "pour la bonne cause" en pensant que quand même on préfèrerait y aller en voiture, de se forcer à ne pas acheter des choses dont on a envie, de préparer ses repas au lieu de réchauffer des plats cuisinés au micro-ondes mais en râlant parce que ça prend du temps, etc... Il ne s’agit pas de se forcer à le faire, mais de le faire parce qu’on en a envie. La simplicité volontaire consiste dans un premier temps à décoloniser l’imaginaire, à désirer autrement. Comment peut-on trouver le vélo plus désirable que la voiture individuelle ? Comment cultiver un potager peut-il être plus désirable que de consommer des légumes achetés en grande surface ? Comment, pendant trois heures et demie par jour [1] faire autre chose que regarder la télé peut-il être plus désirable que de la regarder ?
    Pour cela, il s’agit d’abord de garder un regard critique, de ne pas considérer comme une certitude que le mode de vie classique des pays riches est par essence le meilleur, et surtout il s’agit de découvrir d’autres modes de consommation associés à d’autres modes de vie, plus riches, plus agréables, plus appétissants. Vous pouvez consulter le site http://www.decroissance.info/ pour quelques pistes de réflexion à ce sujet.
    [1] Durée moyenne que passe un habitant de l’union européenne à regarder la télévision
    

Conférence de Serge Mongeau sur la simplicité volontaire


     Lire la conférence

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Qui sommes-nous ?


    Suite à la marche pour la décroissance qui a eu lieu en juin 2005 au départ de Lyon pour accompagner François Schneider et l'ânesse Jujube lors de la dernière étape de leur périple jusqu'à Magny-Cours http://www.decroissance.org/marche/, des groupes locaux sur la décroissance se sont créés un peu partout en France. Nous avons ainsi décidé en septembre 2005 de mettre en place à Toulouse un réseau informel de groupes de discussion sur ce thème. A ce jour près de 400 personnes sont "inscrites" à la liste de diffusion du réseau de décroissance toulousain et 5 groupes de quartier se sont mis en place.

    Les objectifs du groupe :
  • des réunions régulières (une réunion par mois environ) par petits groupes de quartier (ateliers de discussion sur des sujets pratiques, échanges d'informations) et des grandes rencontres réunissant tous les participants (pique-nique, réunions plénières).

  • l'organisation d'actions pour aller à la rencontre du public (débats, conférences, stands, grands dons, marche régionale, etc.) et promouvoir nos idées (échanges, bouche-à-oreille, presse, radio...).

    Si cette approche vous intéresse, si vous vous posez des questions sur les conséquences de notre mode de vie, si vous souhaitez trouver des alternatives, si vous êtes curieux, intrigué, ou tout simplement pas d'accord, rejoignez-nous ! Nos groupes de quartier sont ouverts à toutes et à tous. Contactez-nous ou bien contactez directement les animateurs des groupes de quartier.